Création originale de L'Esquisse : Stand By avant la dernière scène, écrit et mis en scène par Jérôme Jalabert les 21, 22 et 23 octobre 2021 à Altigone (Saint-Orens)
COMPAGNIE THEATRALE DE L'ESQUISSE

STAND BY avant la dernière scène

A cinq minutes du lever de rideau, les comédien•ne•s et le technicien de L’Esquisse sont en place... mais le personnage le plus important du spectacle disparaît ! Toute l’équipe doit faire face à cette « non représentation » et cherche une explication. Mais depuis ce départ et de façon totalement surréaliste, la troupe est bloquée sur scène sans pouvoir quitter le théâtre...

Une troupe de théâtre, un départ, des questions, des tensions, des règlements de compte, un temps figé, des répétitions, l’envers du décor, une mise en abîme... tout est dramatique pour les protagonistes et tout est comique pour le public !

Comédie écrite et mise en scène par Jérôme Jalabert

Avec: Avec Lucile Barbier, Mirabelle Miro, Nicolas Dandine, Marc Faget, Cédric Guerri, Michaël Harel et Jérôme Jalabert

Costumes : Sophie Plawczyk
Création lumière : Michaël Harel
Scénographie : Nicolas D

Création 21, 22 et 23 octobre 2021 - Altigone (Saint-Orens)

Durée: 1h30

Les saisons qui défilent, les plannings surchargés et les moments de repos si rares ont fait qu’un de mes rêves ne se concrétisait jamais : écrire pour ma Cie ! J’ai signé une vingtaine de pièces mais toujours pour des élèves - jeunes ou adultes – et toujours un peu dans l’urgence. Le rendu sur scène était souvent prometteur et cela ne faisait qu’augmenter la frustration de mon rêve mais ainsi va la vie... Vient cette période bizarre que nous vivons encore aujourd’hui (ce texte est écrit en mars 2021), où tout est à l’arrêt, où on a l’impression d’être en « pré-retraite » et après avoir refait tout son intérieur - et son extérieur pour les plus chanceux -, on se demande comment on va utiliser son temps ? Et mon rêve... Ma pièce pour L’Esquisse !!! Comme quoi tout malheur peut avoir ses côtés positifs.
Me voilà donc parti ce mois de janvier 2021 sur les routes de la création. Quel sujet ? Quel genre ? Et surtout avec qui ? J’ai rêvé – je rêve beaucoup – d’écrire un spectacle pour toute l’équipe mais c’est totalement utopique et commercialement peu rentable car nous sommes plus de vingt. J’ai donc choisi les anciens de L’Esquisse à une exception près pour contrebalancer notre âge « avancé ». Pour le genre, c’est le plus simple, une comédie pour toute la famille à l’image de nos autres productions. Ce qui est d’ailleurs le répertoire dans lequel je suis le plus à l’aise en tant qu’auteur. Il ne manquait plus qu’un sujet...
Je l’ai trouvé assez vite, il suffisait d’ouvrir ses yeux et son cœur. Nous, gens de théâtre, sommes à l’arrêt depuis plus d’un an et cette douleur a besoin d’être extériorisée. Par contre, je ne voulais parler ni de confinement, ni de Covid et ni de toutes ces détresses qui seront longues à oublier. Mais prendre en parabole une troupe de théâtre - L’Esquisse - prendre des membres de cette Cie qui joueront leur propre rôle avec leur prénom et les plonger dans un univers décalé, absurde, comique où l’absence du public crée un situation propice à tous les questionnements et à tous les drames étaient une approche intéressante. Ce sera un spectacle qui révèlera l’envers du décor, les anecdotes – réelles ou imaginaires – et les peurs liées à un « nouveau monde » à travers une Cie qui se trouve mystérieusement, comme un jour sans fin, enfermée dans un théâtre pendant des mois, des mois, trop de mois...
Oui, évidemment, ce sera une mise en abime pour les protagonistes mais surtout une dédramatisation pour le public. Des spectateurs qui sauront reconnaître l’universalisme de cette histoire et qui se soulageront de leurs peines passées en riant des malheurs de ces pauvres comédiens enfermés et ne pouvant glisser que vers le chaos.
Stand by avant la dernière scène... était née.
Cette comédie va voir le jour et son prétexte est avant tout un hymne à l’amour pour notre public, des êtres humains qui nous ont cruellement manqués !

Jérôme Jalabert